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Actus ciné/DVD - Page 4

  • Howard The Duck, une nouvelle race de héros (1986)

    Un film de Willard Huyck

    21089395714_dec54db671_n.jpgDécouvrir aujourd'hui ce Howard The Duck, honni par son producteur George Lucas, (21 millions de dollars de perte, tout de même) et précédé d'une réputation peu flatteuse, est intéressant à plus d'un titre. Car non, les effets spéciaux de l'époque ne sont pas désastreux (ILM oblige) ; mais oui, le film est carrément bancal et pourrait très bien s'arrêter au bout d'une heure alors qu'il dure plus du double ; re-oui, les acteurs surjouent (Lea Thomson, Lauren McFly dans Retour vers le futur, mais aussi un Tim Robbins jeunot un poil trop enthousiaste, ainsi que Jeffrey Jones) mais c'est plutôt dans le ton du reste ; par contre, la performance d'Howard et de ses multiples alter-ego (un jeune garçon de 12 ans, Ed Gale, une cascadeuse...) est à saluer. Sa voix et sa gestuelle en font un personnage entier auquel on s'attache tout de suite, et dont la gouaille n'est pas vraiment tout public.

    On comprend que le film fut sûrement difficile à caser, pas vraiment un film pour adultes (Howard The Duck aurait peut-être du être un film d'animation), ni pour enfants : les multiples allusions sexuelles -même les cannes ont des seins !- culminent ainsi dans une presque-scène de sexe entre Howard et une Lea Thompson fort peu vêtue.

    Lea Thompson est craquante, et même si Howard reste à tout jamais un ratage, son échec en fait plutôt un film drôle, en plus d'être fondamentalement étonnant sur plan des effets : la seigneur de ténèbres notamment, une créature animée image par image par le grand Phil Tippett, est une franche réussite. De même, la combinaison en animatronique, pilotée par une petite armée d'animateur, impose le respect. Qui sait, avec la scène post-générique des Gardiens de la Galaxie, on va peut-être revoir Howard plus tôt qu'on ne le pense...

  • Terminator (1984)

    Un film de James Cameron

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    A l'heure du retour inattendu du célèbre T-800, replongeons-nous quelques instants sur le Terminator originel. A l'époque, James Cameron est un inconnu. A peine a-t-il signé Piranha 2, dont on estime qu'il a réalisé un quart du métrage, partiellement tourné et intégralement monté sans son approbation.

    Terminator lui vient d'une véritable vision : son idée provient d'un cauchemar où un squelette mécanique pourchasse une jeune femme dans les flammes. Cette vision, Cameron veut la concrétiser coûte que coûte sur grand écran ; il va compenser un petit budget (environ 6,4 millions de dollar) par une énergie sans bornes. Regarder le film aujourd'hui ne fait que mettre encore plus en évidence sa vitalité, un enchaînement de plans virtuoses, racés et nerveux, emplis d'une rare force évocatrice. L'arrivée du T-800 sur Terre, sa recherche implacable des multiples Sarah Connor du botin, son auto-opération dans la pénombre d'une chambre de motel miteuse, ou encore sa confrontation finale avec Sarah Connor, réduit à l'état d'un squelette en métal aux orbites rougeoyants...

    Imprimant des images durables dans les esprits des jeunes des années 80, le film est aussi un modèle d'efficacité dans son scénario, à base de voyage temporel, courses poursuites, puis, cette idée extrêmement romantique d'un combattant (Kyle Reese - Michael Biehn) qui se porte volontaire pour une mission-suicide sans retour possible parce qu'il est tombé amoureux d'une femme qu'il ne connaît qu'en photo...

    Schwarzy, qui a auparavant été Conan, et plus tard Dutch dans Predator ou l'inénarrable John Matrix dans Commando, est fait pour être ce super-cyborg invincible. Son physique olympien, ainsi que son travail sur l'aspect systématique de ses mouvement -le fameux balayage facial du Terminator- montre sa totale adéquation avec le rôle. Le T-800, quasiment muet, ménage également le fort accent autrichien du Monsieur Univers.

    Puis, il y a Sarah Connor. Même si, dans le premier film, elle n'est pas encore l'incarnation suprême de la femme forte du deuxième opus, mais sa détermination à ne pas lâcher prise face à cette menace incroyable est là ; son personnage est touchant, dans l'amour qu'elle accorde rapidement à son visiteur du futur... Les points d'ancrage du cinéma n'arrivent pas par hasard. Si le Hollywood d'aujourd'hui, en cruel manque d'inspiration et en recherche perpétuelle de records et d'argent, mise encore sur Terminator, c'est parce que cette incarnation d'un méchant fantastique du cinéma (devenu gentil...) a touché une face de notre inconscient collectif. Une machine humaine, le spectre d'une futur qui, malgré tout, n'est pas encore sur nous.. Will he be back (again) ?

    Pour accompagner la sortie du nouveau film, Mad Movies se fend de son premier hors-série estampillé "Classic" sur la saga Terminator : lecture conseillée ! Pour ceux qui sont plus fortunés et/ ou veulent plus d'infos, vous pouvez également vous diriger vers Terminator - anatomie d'un mythe, chez Huggin & Muggin, plein de petits goodies sympas.

  • Steadyzine #5 spécial 70's !

    steady.jpgIl y a quelques mois, Chris du Steadyblog me sollicitait, ainsi que d'autres bloggeurs, pour contribuer à la nouvelle livraison de son Steadyzine ; après les années 80, ce sont les fantastiques années 70 qui sont à l'honneur dans ce numéro gargantuesque : 96 pages tout en couleurs, et tout ce qui fait le sel de cette décennie : justice expéditive, film catastrophe, giallo, post-apo (Mad Max inside !), Bébel et Delon, Lee Marvin, la crème des séries vintage (Man from Atlantis, Cosmos 1999, Galactica...), ; ils sont -presque- tous présents, et plus encore !

    Sans oublier l'exceptionnelle maquette que l'ami Chris a pondu pour l'occasion : pas de mots, elle est tout simplement sublime. Ma contribution est constituée d'articles précédemment publiés sur le blog, revus et corrigés par votre serviteur. Vous avez envie de voir et lire tout ce que contient ce petit bijou ? La meilleure, c'est qu'il est gratuit : ça se passe par là !

    Merci à Chris pour ce beau cadeau.

  • Whiplash (2014)

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    Un film de Damien Chazelle

    Whiplash, c'est un peu Full Metal Jacket où un orchestre de jazz aurait remplacé la guerre du Viêt-Nam ; le sergent-instructeur est toujours là, lui, et a pris l'apparence de J.K. Simmons (Oz, Spider-Man).

    Il fallait un jeune premier musicien pour le rôle du batteur Andrew Neyman ; en l'état, le choix de Miles Teller (The Spectacular Now, Divergente, prochainement Les 4 fantastiques) tient de l'évidence. Sa performance saisit l'effort jusqu'aux limites du corps, la course effrénée vers l'excellence du très haut niveau. En face de lui, J.K. Simmons est démoniaque, la plupart du temps imbuvable, parfois doux comme un père... Il dirige sa formation musicale comme une armée de petits soldats surentraînés, dans laquelle la moindre faiblesse est fatale. Les scènes instantanément marquantes de la fausse note ou du tempo impossible illustrent avec dureté le niveau d'exigence stratosphérique du chef d'orchestre. Pour répondre à cette exigence, Neyman ira lui aussi très loin, sacrifiant tout sur l'autel de sa passion : sa famille, sa petite amie, sa santé...

    Le rapport avec la famille, décalée culturellement, est poignant, notamment dans la scène du dîner : Neyman éclate devant le manque de considération qu'on lui témoigne, dans un élan d'orgueil tant excessif que nécessaire. Toute cela... Pour quoi ? L'expression du pur talent musical, dont nous avons une démonstration définitive à la fin du film, qui a la bonne idée d'aller jusqu'au bout du propos tout en inversant les rapports de force. En l'état, il rappelle la plan final de Billy Elliot, qui, bien que trop elliptique, capturait tout autant un instant de perfection, d'achèvement artistique total.

    En montrant à la fois toute l'étendue des sacrifices nécessaires à l'accession de la maîtrise totale de l'instrument, et la grâce qui en résulte, Whiplash est un film exemplaire et l'un des meilleurs témoignages de l'excellence musicale à l'écran.

  • Focus presse : Star Wars Insider 1

    16744855043_39fa9ba69e_m.jpgAlors que la campagne marketing autour du prochain film Star Wars s'intensifie, un nouveau magazine débarque en kiosque ; il est l'héritier d'une revue que l'on avait plus vu depuis un bail, Lucasfilm Magazine, dont la publication s'était arrêtée en 2009. Six années et un changement d'éditeur plus tard (Panini remplace Delcourt), c'est reparti pour un tour de Faucon Millenium avec un mélange de traductions du magazine américain éponyme et autres textes inédits. La passation entre l'ancien (magazine, éditeur) et le nouveau est peut-être le plus réussi dans la nouvelle mouture : Patrice Girod, rédacteur en chef de Lucasfilm magazine, écrit un billet aussi passionné qu'émerveillé sur la renaissance de la saga ; il interviendra régulièrement dans Star Wars Insider. Puis c'est Aurélien Vivès, éditeur de Star Wars en VF et grand spécialiste de l'univers, qui trousse un article bigrement intéressant sur l'ihistorique de la publication de Star Wars en France, qui replace les grands moments des BD Star Wars dans leur contexte.

    Autres documents dignes d'intérêts, la partie sur les costumes de Star Wars Episode IV : Un nouvel espoir (le Star Wars originel), agrémenté de nombreuses photos et croquis ; également, le focus sur Joe Johnston -en réalité une longue interview-, à la manœuvre aux effets spéciaux de la trilogie originale. Il deviendra ensuite réalisateur avec Rocketeer (1991), Jumanji (1995), ou plus récemment Captain America : First Avenger (2011). Revenant notamment sur Battlestar Galactica, la série d'origine à laquelle il participe en 1978 et qui posa de gros soucis à George Lucas, il dit notamment :

    "La série a permis de faire évoluer la technologie de Star Wars presque jusqu'au niveau de L'empire contre-attaque. Je crois qu'il y avait un plan qui contenait 25 éléments dans Galactica, ce qu'on aurait jamais pu réaliser sur Star Wars."

    L'empire contre-attaque ne serait donc pas visuellement ce qu'il est dans cette série des années 70... Cette dernière est d'ailleurs ressortie récemment en Blu-ray aux Etats-Unis.

    Le contenu du reste de la revue (elle fait tout de même 96 pages) est bien moins pertinent pour moi : beaucoup sur Star Wars Rebels, la nouvelles série animée, des faux articles à base de listes commentées (du genre 50 raisons d'aimer la trilogie originale, Rinzler présente ses cinq fins préférées, un doubleur de Star Wars Rebels nous fait son Top 10...), un article sur Harrison Ford qui parle plus d'Indiana Jones (!!!) que de Star Wars... Et des erreurs continues qui masque mal la mauvaise adaptation des écrits américains : Sur ce dernier article avec Harrison Ford, on nous rapporte que le coffret Indiana Jones vient de sortir en Blu-ray -en fait édité en 2012, je le rappelle ; mais aussi, et c'est plus embêtant, l'annonce erronée de la sortie de la saison 6 de Clone Wars en France. Cette dernière n'est en effet parue qu'aux Etats-Unis et, si le coffret Blu-ray est disponible en Allemagne, la VF est québécoise... Que dire enfin de la preview de la BD à sortir dans un autre magazine (m^me pas le début de l'histoire !) ? Ce numéro 1 croule sous le remplissage, il est à espérer que la formule se bonifie au fur et à mesure de l'approche de la sortie de l'Episode VII. En l'état, le rédactionnel de la revue comics Star Wars est presque plus convaincant ! L'avenir nous dira si les articles d'Insider seront aussi plus en phase avec son équivalent américain.