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Actus ciné/DVD - Page 2

  • Terreur aveugle (1971)

    Un film de Richard Fleischer

    La versatilité de Fleischer est fascinante. Du film noir à la fantasy, du polar au film d'aventure, il aura touché à tout. Car c'est l'apanage des (bons) réalisateurs de studios : savoir faire sien un sujet dont il n'est pas l'instigateur premier. Avec Terreur aveugle, on en tient la preuve éclatante.

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  • L'autre (1972)

    Un film de Robert Mulligan

    Ce film, encore aujourd'hui relativement méconnu, l'est tout autant que son réalisateur. Ce dernier a pourtant mis en scène au moins un grand classique de l'histoire du cinéma : Du silence et des ombres (1962), avec Gregory Peck. L'autre est-il de cette trempe ?

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  • Le loup-garou (1941)

    Un film de George Waggner

    La Universal a construit en quelques années son image de pourvoyeur en films d'épouvante fantastique et gothique, sous la houlette du jeune Carl Laemmle Jr. S'enchaînent alors à une allure de croisière les classiques du genre "films de monstres" : DraculaFrankenstein, La Momie, L'homme invisible, ... puis ce Loup-garou qui, s'il n'est pas ni le plus célèbre ni le plus réussi du lot, est tout de même franchement fascinant.

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  • Festival Lumière 2016 : ma programmation idéale

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    Cette année encore, le Festival Lumière nous régale d'une semaine de projections, de rencontres, célébrant les plus belles heures du cinéma. Cette année encore, j'aurais bien pris quelques jours de congés pour me rendre à certaines séances, pour voir des films en version restaurée, dans les conditions que peuvent offrir les belles salles de cinéma. 

    Voici ce que j'adorerai voir dans l'édition 2016 qui se déroule du samedi 8 au dimanche 16 octobre

    Les prédateurs (Tony Scott, 1983)

    Tristana (Luis Buñuel, 1970)

    Les contes d'Hoffman (Michael Powell & Emeric Pressburger, 1951)

    L'introuvable (W.S. Van Dyke, 1934)

    Jeux de mains (Mitchell Leisen, 1935)

    Chaînes conjugales (Joseph L. Mankiewicz, 1949)

    L'oiseau au plumage de cristal (Dario Argento, 1970)

    L'homme invisible (James Whale, 1933)

    Voyage à travers le cinéma français (Bertrand Tavernier, 2016)

    La vengeance aux deux visages (Marlon Brando, 1961)

    Plus féroces que les mâles (Ralph Thomas, 1967)

    Où l'on voit bien, même par cette sélection minime, le large éventail de choix qui s'offre aux cinéphiles (accessoirement lyonnais) : vive le cinéma, et merci les Lumière !

    Infos, programme et plus encore : Festival Lumière 2016

  • Batman : The Killing Joke (2016)

    Un film d'animation de Sam Liu

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    DC continue sur sa lancée d'adaptations de ses grands classiques. Après Batman : The Dark Knight Returns ou All-Star Superman, Batman : The Killing Joke se pose un peu là. L'album, récompensé par le Eisner Award 1989, scénarisé par Alan Moore et dessiné par Brian Bolland, a redéfini le personnage du Joker jusqu'à aujourd'hui et marque un tournant pour celui de Barbara Gordon / Batgirl / Oracle.

    L'annonce du projet enchante les aficionados, Mark Hamill et Kevin Conroy reprenant respectivement le doublage du Joker et de Batman, comme au bon vieux temps de Batman, la série animée des années 90. La fortune des animés DC étant, pour dire cela poliment, fluctuante, qu'en est-il ici ?

    Disons d'abord l'erreur manifeste du projet : celle de greffer sur l'intrigue un prologue (rien moins que les 30 premières minutes sur 1h17 de film !) montrant l'association Batman/Batgirl empreint d'une connivence hors-sujet, menant même jusqu'à une scène d'amour assez franc du collier ; Killing Joke est par ailleurs, sauf erreur, le premier film d'animation DC a être classé R (Restricted)... Pas courant dans l'évocation des personnages, on relève cependant cette même histoire dans le comic book Batman Beyond 2.0. Mais qu'est-ce que ça fout dans Killing Joke ? Et l'on ne mentionne même pas les diverses allusions pas vraiment discrètes ("non, c'est pas mon copain", lance Batgirl à des truands taquins), ou les plans de Barbara Gordon qui jogge façon fan service. Non, décidément, tout cela n'a rien à voir avec la bande dessinée de Moore et Bolland (Batgirl l'admet bien volontiers avec la phrase qui ouvre le film : "Tout d'abord, je sais que vous vous attendiez à un début différent"). 

    L'élément remarquable dans tout cela reste l'actualisation du récit. The Killing Joke est paru aux États-Unis en mars 1988, à la préhistoire des ordinateurs et des technologies de l'information. Le film d'animation en fait un récit d'aujourd'hui : Babs communique son père via une oreillette bluetooth, Bruce Wayne / Batman a sa forteresse d'écrans dans la batcave... qui montrent des images du Joker issues d'histoires récentes ! On y reconnaît la version dessinée de Heath Ledger dans The Dark Knight, celle de Jack Nicholson, les poissons au "sourire Joker"issus de l'épisode Heureux comme un poisson dans l'eau, un visuel de couverture de Mike Mignola pour le récit Un deuil dans la famille... Des easter eggs pour fans, certes, mais qui montrent aussi la façon qu'à DC d'actualiser, de déconstruire la continuité des comics.

    Passé la première demi-heure, nous avons effectivement ce que "nous attendions". Une adaptation littérale, glauque et flippante du Joker de Killing Joke. A ses trousses, un détective infatigable, presque aussi fou que lui. Tout y est : la fête foraine en ruine, le passé du Joker, aux prises avec des mafieux (évidemment) sans scrupules. La blessure fondatrice de Barbara Gordon, le character design de la série animée des années 90... Disons que les trois derniers quart d'heure valent vraiment le coup. Vous pouvez d'ailleurs commencer le film à la trentième minute (chapitre 4 du DVD/Blu-ray), sans même rater le générique de début, car il n'y en a pas ! Il faut croire que commercialiser un film d'animation inédit en DVD de moins d'une heure n'était pas une option (en même temps, The Killing Joke fait 48 pages)... C'eût été pourtant la chose à faire.

    Disponibilité vidéo : DVD/Blu-ray - éditeur : Warner Home Video

    D'autres avis : 

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    KissMyGeek
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