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  • Batman : la série animée, intégrale (1992-1999) - test DVD

    Dérogeons à ma liste de chroniques de films, pour une fois : je vous propose ici un test du coffret Batman, la série animée - l'intégrale sorti chez Warner France en 2013. Car même si j'étais prévenu, la surprise a été de taille...

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  • Batman : The Killing Joke (2016)

    Un film d'animation de Sam Liu

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    DC continue sur sa lancée d'adaptations de ses grands classiques. Après Batman : The Dark Knight Returns ou All-Star Superman, Batman : The Killing Joke se pose un peu là. L'album, récompensé par le Eisner Award 1989, scénarisé par Alan Moore et dessiné par Brian Bolland, a redéfini le personnage du Joker jusqu'à aujourd'hui et marque un tournant pour celui de Barbara Gordon / Batgirl / Oracle.

    L'annonce du projet enchante les aficionados, Mark Hamill et Kevin Conroy reprenant respectivement le doublage du Joker et de Batman, comme au bon vieux temps de Batman, la série animée des années 90. La fortune des animés DC étant, pour dire cela poliment, fluctuante, qu'en est-il ici ?

    Disons d'abord l'erreur manifeste du projet : celle de greffer sur l'intrigue un prologue (rien moins que les 30 premières minutes sur 1h17 de film !) montrant l'association Batman/Batgirl empreint d'une connivence hors-sujet, menant même jusqu'à une scène d'amour assez franc du collier ; Killing Joke est par ailleurs, sauf erreur, le premier film d'animation DC a être classé R (Restricted)... Pas courant dans l'évocation des personnages, on relève cependant cette même histoire dans le comic book Batman Beyond 2.0. Mais qu'est-ce que ça fout dans Killing Joke ? Et l'on ne mentionne même pas les diverses allusions pas vraiment discrètes ("non, c'est pas mon copain", lance Batgirl à des truands taquins), ou les plans de Barbara Gordon qui jogge façon fan service. Non, décidément, tout cela n'a rien à voir avec la bande dessinée de Moore et Bolland (Batgirl l'admet bien volontiers avec la phrase qui ouvre le film : "Tout d'abord, je sais que vous vous attendiez à un début différent"). 

    L'élément remarquable dans tout cela reste l'actualisation du récit. The Killing Joke est paru aux États-Unis en mars 1988, à la préhistoire des ordinateurs et des technologies de l'information. Le film d'animation en fait un récit d'aujourd'hui : Babs communique son père via une oreillette bluetooth, Bruce Wayne / Batman a sa forteresse d'écrans dans la batcave... qui montrent des images du Joker issues d'histoires récentes ! On y reconnaît la version dessinée de Heath Ledger dans The Dark Knight, celle de Jack Nicholson, les poissons au "sourire Joker"issus de l'épisode Heureux comme un poisson dans l'eau, un visuel de couverture de Mike Mignola pour le récit Un deuil dans la famille... Des easter eggs pour fans, certes, mais qui montrent aussi la façon qu'à DC d'actualiser, de déconstruire la continuité des comics.

    Passé la première demi-heure, nous avons effectivement ce que "nous attendions". Une adaptation littérale, glauque et flippante du Joker de Killing Joke. A ses trousses, un détective infatigable, presque aussi fou que lui. Tout y est : la fête foraine en ruine, le passé du Joker, aux prises avec des mafieux (évidemment) sans scrupules. La blessure fondatrice de Barbara Gordon, le character design de la série animée des années 90... Disons que les trois derniers quart d'heure valent vraiment le coup. Vous pouvez d'ailleurs commencer le film à la trentième minute (chapitre 4 du DVD/Blu-ray), sans même rater le générique de début, car il n'y en a pas ! Il faut croire que commercialiser un film d'animation inédit en DVD de moins d'une heure n'était pas une option (en même temps, The Killing Joke fait 48 pages)... C'eût été pourtant la chose à faire.

    Disponibilité vidéo : DVD/Blu-ray - éditeur : Warner Home Video

    D'autres avis : 

    DCPlanet
    KissMyGeek
    EcranLarge

  • Darwyn Cooke's Batman Beyond (2014)

    Un film d'animation de Darwyn Cooke

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    DC Comics sait fêter dignement ses héros, et ne lésine pas à la dépense. Pour Batman, ce n'est pas un (Batman : Strange Days), mais deux court-métrages qui viennent célébrer ses 75 ans. Et comme c'est un âge relativement avancé, Darwyn Cooke a voulu faire revivre la série d'animation Batman Beyond (Batman, la relève chez nous). Réalisée après le succès de Batman, la série animée et des Nouvelles aventures de Batman, cette série montrait un Gotham futuriste où un Bruce Wayne vieillissant passait la main à un jeune homme -Terry McGinnis-, qu'il initie et seconde dans la lutte contre le crime.

    Le court commence dans la Batcave, lieu ô combien signifiant dans la mythologie du Batman, recelant à la fois son arsenal technophile et guerrier, comme le souvenir de ses affrontements et traumas du passé. McGinnis, croyant Wayne attaqué, se rue à son secours... en fait, ce dernier lui a concocté une séance d'entraînement plutôt intense ! C'est d'abord un Batman jeune qui l'attaque. En vérité, il s'agit d'un robot aux couleurs du Batman de la série Les nouvelles aventures de Batman. Après en avoir fini, McGinnis lâche un "Désolé mon gars, mais tu es de l'histoire ancienne", commentaire méta-textuel sur ce Batman anachronique en 2039, époque de Batman Beyond.

    L'hommage aux oeuvres télévisuelles ou cinématographiques dédiées au Dark Knight ne fait que commencer, car d'autres opposants viennent se mesurer au tandem Bruce Wayne / McGinnis : on reconnaît ainsi, dans l'ordre d'apparition, l'incarnation de Beware the Batman, dernière série animée en date sur le personnage, The Batman, la série typée "enfants" entre 2005 et 2010 ; puis c'est au tour du Batman de Neal Adams, ancré dans les années 60 et repris dans la série Batman, l'alliance des héros, d'apparaître. Ensuite, le Batman massif de Frank Miller dans Dark Knight Returns, puis celui des adaptations cinématographiques de Tim Burton, le Batman campy de la série des années 60 avec Adam West, puis l'apparence du Batman originel tel que présenté sur la couverture de Detective Comics #31, daté de septembre 1939. Par ce voyage dans le passé de quelques instants, Darwyn Cooke réussit à rendre un hommage dynamique et expressif aux différents visages du chevalier noir.

    Le court-métrage :

    Source image : image extraite du court-métrage © DC Entertainment / Yahoo Movies

  • Batman : The Dark Knight Returns (2012)

    Un film d'animation de Jay Oliva

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    Profitons des 75 ans de Batman ce mois-ci (l'apparition du personnage date de mai 1939) pour nous attarder sur une excellente adaptation animée d'un comic exceptionnel, The Dark Knight Returns. Paru directement en vidéo dans la collection DC Universe Animated Original Movies, l'adaptation du comic de Frank Miller, qui a redéfini jusqu'à aujourd'hui la vision du Chevalier Noir, est marquante à plus d'un titre.

    Pour la première fois depuis la création de la collection, un comic est adapté en deux films distincts totalisant plus de 2h30 ; le casting vocal est de haute volée, et emprunte plusieurs acteurs de renom (Peter RoboCop Weller, Michael Lost Emerson). Adapter un monument tel que The Dark Knight Returns n'a pas été pris à la légère : la qualité graphique est de très belle facture, tentant de s'approcher autant que faire se peut du style brut de Frank Miller.

    The Dark Knight Returns propose un Bruce Wayne vieux, ayant délaissé depuis longtemps son activité de justicier ; activité qu'il reprendra lorsque son ami d'atan, Harvey Dent, devenu Double-Face, s'évapore dans la nature. L'adaptation est faite intelligemment, ne calquant pas forcément case à case par rapport au comic, ce qui avait été reproché à l'adaptation de Batman : Year One, tout en conservant une très bonne dynamique (de magnifiques plans où l'on entrevoit des hommages aux cases les plus emblématiques du comic). Les monologues intérieurs, très présents chez Miller, dans une forme de réminiscence du film noir, sont quasiment tous gommés, pour plus d'efficacité. La violence extrême du comic est également encore présente, le sang giclant lorsque c'est nécessaire.Sur le plan de la ligne temporelle, l'adaptation réussit là encore un bon point, en dépeignant un monde futuriste, tout en restant graphiquement ancrée dans les années 80, Miller ayant écrit créé Dark Knight Returns en 1986.

    Le portrait à charges des figures de l'autorité (gouvernement, médias, police) passe également bien la barrière de l'animé ; l'impact de ce contenu politiquement incorrect (Superman est le bon petit soldat du Président, Selina Kyle, croulante, est devenue gérante d'une maison de passes, le maire de Gotham meurt dans d'atroces souffrances, ...) est épaulé de façon tonitruante par la bande-son de Christopher Drake, déjà responsable de celle de Batman : Year One ou Batman et Red Hood : sous le masque rouge.

    Avec The Dark Knight Returns, DC renoue avec la qualité qui a fait sa renommée dans les années 90 ; une adaptation respectueuse des personnages, une direction artistique parfaite, loin des sous-traitances coréennes qui ont entachées nombre de leurs productions ces dernières années. A ce jour, il s'agit de la plus grande réussite de DC / Warner dans le domaine de l'animation, rejoignant Batman contre le fantôme masqué ou Batman et Red Hood : sous le masque rouge. Une grande réussite qui vaut largement les meilleures adaptations en prises de vues réelles dédiées au personnage tel que Batman Begins

    Disponibilité vidéo : DVD / Blu-ray - éditeur : Warner Home Video

    Source image : image du film © Warner Premiere / DC Entertainment

  • Batman - Strange Days : le chevalier noir a 75 ans !

    Un film d'animation de Bruce Timm

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    Batman a 75 ans ; le personnage, peut-être le plus côté des super-héros DC, valait bien un petit film en son hommage ! Comme pour Superman l'an dernier, la firme fait appel au talentueux Bruce Timm, le créateur de Batman, la série animée. Si le court-métrage sur Superman brossait en quelques instants les moments les plus mémorables de la carrière de l'Homme d'acier, l'optique de Batman : Strange Days est un peu différente.

    Durant un peu moins de trois minutes, le court-métrage nous plonge dans l'ambiance rétro des débuts du chevalier noir, qui voit ses premières aventures écrites par Bob Kane et dessinées par Bill Finger fin mars 1939, dans Detective Comics #27. Si le monstre des premières images, avec lequel Batman joue une partie de cache-cache mortel, invoque les monstres Universal, Frankenstein en tête -pas lourds, gros bras émergeant d'une veste étriquée- et tout un pan du cinéma fantastique avec la figure de la femme portée (une jeune femme en détresse, inconsciente, portée à bout de bras par une silhouette monstrueuse ou extra-terrestre), il est surtout un digest fort bien fichu des premières années du Batman : ses oreilles pointues sont encore des cornes et il utilise le bat-plane, le premier bat-gadget apparu dans Detective Comics #31, mais mis à jour : son design évoque davantage le Batplane II, dessiné dans le Batman #61 en octobre 1950, tandis que les mitraillettes sont présentées comme celle du nouveau design de la Batwing dans les New 52.

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    Batman et Hugo Strange dans leur première année d'existence

    Le méchant en titre n'est autre que Hugo Strange, un scientifique aux méthodes douteuses autant qu'extrêmes, qui reste le premier vilain régulier de Batman. Dans le même temps, la demoiselle en détresse est typique des pin-up dessinées par Bruce Timm, avec ses yeux en amandes et sa chevelure permanentée de star hollywoodienne. Sa robe semble tout droit sortir du dressing de Marilyn, tandis qu'elle évoque les grandes héroïnes du film noir des années 40 : un vrai voyage dans le temps. Alors, certes, c'est très court, mais ne nous permettons pas de bouder notre plaisir lorsqu'on nous offre ce petit bijou.

    Le court-métrage :

    Sources images : photogramme issu de Batman : Strange Days © Warner / DC Comics Entertainment ; détails extrait de Detective Comics #29 (Batman) et Detective Comics #36 (Hugo Strange) © DC Comics