<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Le film était presque parfait</title>
<description>Critiques de films, dossiers sur l'histoire du cinéma, actus ciné/DVD...</description>
<link>http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/</link>
<lastBuildDate>Sun, 22 Nov 2009 23:32:10 +0100</lastBuildDate>
<generator>Hautetfort.com</generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/22/la-baie-sanglante-1971.html</guid>
<title>La baie sanglante (1971)</title>
<link>http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/22/la-baie-sanglante-1971.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Raphaël)</author>
<category>Critiques de films</category>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 08:00:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un film de Mario Bava&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2666/4125503827_f82f23ea99_m.jpg&quot; alt=&quot;4125503827_f82f23ea99_m.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Mario Bava nous a donné le &lt;i&gt;giallo&lt;/i&gt;, cette forme dérivée du polar et du film d’horreur, à base de meurtres sanglants chorégraphiés, d’armes blanches et de cuir noir. Le genre est précurseur des &lt;strong&gt;slashers&lt;/strong&gt; popularisés à l’aube des années 80 (&lt;strong&gt;Halloween&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Vendredi 13&lt;/strong&gt;, ...), et &lt;strong&gt;La baie sanglante&lt;/strong&gt; adopte volontiers une structure similaire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La fameuse baie du titre, à la fois lieu de l’intrigue et moteur du (mince) scénario, est rendue étrange et effrayante, mais pas, contrairement à l’usage, à grands renforts de brumes et de filtres colorés ; ici, c’est la simple configuration de l’espace et les déambulations de la caméra, captant les différentes atmosphères au fil du jour, qui participe à ce sentiment d’étrangeté ; sa vision remémore la célèbre étendue d’eau de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/02/08/l-etrange-creature-du-lac-noir-1954.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L’étrange créature du lac noir&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, filmée avec un aussi grand soin.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ne parlons pas de scénario, car nous n’aurions pas grand-chose à nous mettre sous la dent. Comme son -très laid- titre original &lt;i&gt;Reazione a catena&lt;/i&gt; (réaction en chaîne) le laisse présager, La baie sanglante ne fournit que le minimum syndical, prétexte à un enchaînement presque ininterrompu de meurtres extrêmement graphiques. Couteau, lance, faucille, à un ou a plusieurs (on ne sera pas les premiers à comparer les films d’horreur aux films érotiques, le cri &amp;nbsp;d’angoisse remplaçant l’orgasme), les situations sont variées et déclinées comme jamais. La première scène du film, magnifique, met en place ce système ; au crépuscule, une vieille dame déambule dans une grande salle de sa demeure, allant vers une photo, ravivant sa mémoire, puis se dirigeant ensuite vers sa fenêtre. Une corde de pendu, mise en scène macabre, attire son attention, elle qui, sans le savoir, va venir combler le mince espace laissé par le nœud coulant, un intru surgissant dans son dos. La caméra cadre d’abord les chaussures de l’étranger, puis remonte doucement sur ses jambes, puis son buste. A la surprise du spectateur, son visage est dévoilé en pleine lumière ; la convention voulant que l’identité du meurtrier reste le plus longtemps secrète. D’abord satisfait, le criminel va alors, lui aussi, dans un vif éclat d’argent, périr sous les coups d’un autre assaillant, cette fois retranché dans la pénombre ; leçon de mise en scène, qui se poursuivra sur toute la durée du film, tout entière dévouée à la représentation du crime, tant en intérieur rougeoyant qu’en extérieur faussement idyllique. Victimes et bourreaux se confondent d’ailleurs dans une affaire dont on ne saisit pas vraiment le sens, le brouillage de cartes rendant alors possible toute combinaison criminelle. Cependant, la maestria de l’ensemble nous scotche au siège, notamment lors de la baignade&amp;nbsp;au grand jour&amp;nbsp;d’une blonde bien peu prude, qui se termine par un contact... &amp;nbsp;mortel ! La simplicité des éléments en présence (un corps nu, l’eau, le soleil, la mort) rendant compte des archétypes généralement mis en scène dans les giallo, en fait une autre séquence mémorable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On assiste a un film entièrement dédié au visuel, et à la morbidité de certaines situations. Cela faisait cependant longtemps que l’on n’avait pas visionné un film italien qui nous replonge dans les ambiances incomparables d’un bon Dario Argento, que ce film aura beaucoup inspiré. On restera en revanche bien plus circonspect sur la fin du métrage, arrivant comme un cheveu sur la soupe et en hors sujet complet. Un vrai goût de cinéma excessif &lt;i&gt;all’italiana&lt;/i&gt; comme Bava pouvait le faire.&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/19/the-box-2009.html</guid>
<title>The Box (2009)</title>
<link>http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/19/the-box-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Raphaël)</author>
<category>Actus ciné/DVD</category>
<category>Critiques de films</category>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 20:11:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un film de Richard Kelly&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2751/4117370083_b7bd4340f5_m.jpg&quot; alt=&quot;4117370083_b7bd4340f5_m.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Voir un nouveau film de Richard Kelly relève personnellement d’une gageure, tant son &lt;strong&gt;Donnie Darko&lt;/strong&gt; (2001) m’avait marqué en salles, il y a maintenant quelques années. Dès les premières minutes, la sensation d’assister à un moment indélébile de ciné, avec ce travelling circulant autour de Jake Gyllenhaal assis sur le bitume, était évidente. Ayant pour l’instant zappé &lt;strong&gt;Southland Tales&lt;/strong&gt; (plus pour sa non-distribution en salles que ses critiques mitigées), j’étais plutôt fébrile en entrant dans la (petite) salle qui projetait The Box près de chez moi.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’incipit pose directement l’histoire en deux minutes (un couple, années 70 ; une boîte avec un bouton ; si tu appuie, gagne 1 million $ et quelqu’un que tu ne connais pas mourra), révélant instantanément son origine (un récit court de Richard Matheson, digne de la mythique &lt;strong&gt;Quatrième Dimension&lt;/strong&gt;, d’ailleurs prise comme base d’un épisode de sa séquelle en couleur des années 80). Niveau ambiance, on est en présence d’un véritable film d’époque aux détails subtils, les &lt;i&gt;seventies&lt;/i&gt; s’exprimant dans l’éclairage (un léger voile blanc occasionnant des halos autour des personnages, qui m’a rappelé &lt;strong&gt;Carrie&lt;/strong&gt; (Brian De Palma, 1976), les couleurs -des orange-marrons délavés, surtout au tout début- les costumes et les coiffures. Le décor est bien planté, je retrouve pour le moment le prodige de Donnie Darko.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le scénario choisit la piste science-fictionnelle / mystique au lieu de l’interrogation psychologique et éthique induite par le postulat de départ. Le mari (James Marsden) est ingénieur à la NASA, a un rêve déçu, tandis que la femme (Cameron Diaz), professeur, est brisée dans son corps (handicapée à la jambe). La décision qui est prise (uniquement par des femmes : soit, elles seules ont le courage de faire ce qu’il faut, ou alors, ce sont elles qui précipitent le destinée funeste de l’humanité ; le film, sur ces deux possibilités, chosit son camp) amènent à un dérapage fantastique et mystique, à l’image de la fameuse phrase d’Arthur C. Clarke reproduite en exergue. Cette phrase leitmotiv est le paradigme de tout le film, et met en évidence une tension entre sciences (phénomène expliqués par les lois physiques) et sacré (expliqués par le dogme religieux et la foi en celui-ci), plus que fantastique. Les symboles sont nombreux et beaucoup ont remarqué dans The Box une relecture à peine masquée de la genèse. Deux dogmes s’opposent donc, comme souvent dans le cinéma de fantastique ou de science-fiction (rappelons-nous du très bon &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/08/23/prince-des-tenebres.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Prince des ténèbres&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de John Carpenter).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si, dans sa première partie, l’intrigue sait être littéralement captivante par ses étrangetés (personnages qui débitent des phrases qu’ils ne devraient pas être sensés connaître ou même avoir l’audace de balancer, bizarreries visuelles), épaulée par une mise en scène posée, tout cela totalement en adéquation avec un certain cinéma américain de la conspiration des 70’s, la seconde, partant un peu dans tous les sens (à partir de la séquence de la bibliothèque), déconcerte -ce qui reste une très bonne chose-, mais rend diffus un scénario qu’on aurait apprécié plus tendu. Deux films semblent se confronter ici, dans un combat des plus schyzophrènes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’explication finale, assez convenue, aurait sûrement gagnée à être plus nébuleuse et amenée moins frontalement. Le dernier acte fait aussi baisser la tension de façon significative, &amp;nbsp;et on déplore que tout ce mystère soit achevé de façon simpliste.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Certaines choses sont cependant diablement excitantes, notamment le fait que toutes les personnes appuient sur le bouton, à chaque fois que l’occasion leur est présentée. Tout le monde prend le risque d’un dommage majeur pour un gain qu’ils estiment immanquable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ne pouvant être considérée comme une franche réussite, The Box montre que Richard Kelly peut encore nous épater, mais qu’il doit savoir faire le tri dans le(s) film(s) multiple(s) qu’il nous propose.&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/12/dracula-prince-des-tenebres-1965.html</guid>
<title>Dracula, prince des ténèbres (1965)</title>
<link>http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/12/dracula-prince-des-tenebres-1965.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Raphaël)</author>
<category>Critiques de films</category>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 20:03:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un film de Terence Fisher&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;4098927502_4c67056233_m.jpg&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2789/4098927502_4c67056233_m.jpg&quot; /&gt;Troisième épisode de la saga &lt;strong&gt;Dracula&lt;/strong&gt; renouvelée par la Hammer Film, &lt;strong&gt;Dracula Prince of Darkness&lt;/strong&gt; est réalisé quelques 7 ans après le premier opus, récemment chroniqué (et de belle manière !) par Mariaque sur son &lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://eightdayzaweek.blogspot.com/2009/11/quel-film-avons-nous-vu-ce-jour_09.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;EightDayzaWeek&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Entre temps, Terence Fisher aura réalisé nombre de chef d’œuvres, dont &lt;strong&gt;Le chien des Baskerville&lt;/strong&gt; (1959), &lt;strong&gt;La nuit du Loup garou&lt;/strong&gt; (1961) et le très bon &lt;strong&gt;Les maîtresses de Dracula&lt;/strong&gt; (1960), où, malgré le titre, le sanglant Comte n’apparaît pas, à la différence de Van Helsing, interprété comme dans le premier film par Peter Cushing.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce troisième essai ne m’avait pas vraiment plu à la première vision, il y a de ça quelques années, lors de la sortie en numérique d’une vingtaine de péloches estampillés Hammer chez Metropolitan Video (néanmoins, que grâce leur soit rendue pour ces découvertes en série). Ma préférence va plutôt vers l’originalité du cycle &lt;strong&gt;Frankenstein&lt;/strong&gt;, du même Terence Fisher. Celui-là allait pourtant entreprendre avec ce Prince des ténèbres, une suite avec Christopher Lee en tête d'affiche, pourtant bien mort (décomposé, pourrait-on dire) devant nos yeux à la fin du &lt;strong&gt;Cauchemar de Dracula&lt;/strong&gt;. Gageure qui, aujourd'hui, n'effraie aucun scénariste, ressuscitant à tour de bras certains personnages sans aucun états d'âme. Ainsi, Christopher Lee est bien peu présent dans ce film-ci, du à sa résurrection tardive (qui reste d'ailleurs la meilleure scène du film), mais également à cause de ces différends avec la production ; Lee reprochant une trop grande distance avec les écrits de Bram Stoker. On le verra donc une poignée de minutes, son rôle entier réduit à quelques borborygmes inintelligibles. Magie de la promo, c'est pourtant sur son nom qu’est vendu cette suite.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme pour confirmer sa parenté avec &lt;strong&gt;Le cauchemar...&lt;/strong&gt;, grand succès de 1958, ce Dracula-là débute par la fin de l'autre film, montré au sein d'un voluptueux écran de fumée colorée. Dès lors, ce sont quatre jeunes gens, issus de l'aristocratie, qui vont, de leur plein gré, pénétrer dans le château sans vie du comte. Vide ? Pas si sûr, Klove, le serviteur à la mine patibulaire veillant au grain. L'absence du rôle-titre durant une grosse moitié du métrage donne la sensation bizarre au spectateur de se promener dans un décor fantôme, en attente de la star du show, subissant péniblement la naïveté des proies qui pensent que rien de mal ne va leur arriver. Le décor joue ici, peut-être plus que dans d'autres films Hammer, un rôle primordial, au vu de l'absence réelle de péripéties. La salle à manger, le corridor qui mène aux chambres, les rideaux de velours qui cachent des portes dérobées, tout cela est finement détaillé et, comme toute production Hammer qui se respecte, richement orné. C'est, comme on l'a dit, au moment de la résurrection de Dracula que le film commence véritablement. Mais il est un peu tard, et l'absence de dialogues signifiants précipite cette sensation de non-histoire, juste prétexte aux coups de dents bien sentis du cher comte.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parmi tous les personnages, s'il y en a un qui est intéressant, c'est celui endossé par Barbara Shelley ; elle reste la seule qui est véritablement terrorisée par l'ambiance du château, celle qui refuse le plus cette aventure des plus macabres. La logique retorse du scénario voudra pourtant qu’elle soit choisie par Dracula pour être sa compagne. Le contraste entre sa terreur d'alors, et son plaisir d'après (les yeux mi-clos, dans une tunique vaporeuse) est l’évolution la plus signifiante du film, et la plus représentative du pouvoir charmeur et inéluctable du vampirisme. La scène où elle est faite vampire est d’ailleurs une des plus suggestive filmée chez Fisher, dont l’impact est tel qu’elle sera reprise telle quelle dans le &lt;strong&gt;Dracula&lt;/strong&gt; de F.F. Coppola.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ma première vision, bien que tempérée, n'était pas si erronée ;et ce, malgré le torrent d'éloges que se voit régulièrement offrir le film, alors que d'autres opus considérés comme mineurs (&lt;strong&gt;Dracula et les femme&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;s&lt;/strong&gt;, Freddie Francis, 1968) sont, à mes yeux, bien plus captivants.&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/08/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-sexe-sans.html</guid>
<title>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe... sans jamais oser le demander (1972)</title>
<link>http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/08/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-sexe-sans.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Raphaël)</author>
<category>Critiques de films</category>
<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 19:24:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un film de Woody Allen&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2671/4086061963_4bc5962392_m.jpg&quot; alt=&quot;4086061963_4bc5962392_m.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&quot;&lt;i&gt;Can we please have an erection? What the hell is going on down there?&lt;/i&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Cette érection, ça vient ? Bon dieu, mais qu’est-ce que vous foutez, en bas ?!&lt;/i&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bien avant la consécration d’un &lt;strong&gt;Annie Hall&lt;/strong&gt; (1977), Woody Allen s’amuse de blagues de potaches, comme redoubler un film japonais en entier pour en faire une toute autre histoire (&lt;strong&gt;Quoi de neuf, Pussycat ?&lt;/strong&gt;, 1965), ou ce délirant film à sketch, dans la lignée des Monthy Python (pour le nonsense, et la structure en sketches justement, héritée de leur &lt;strong&gt;Flying Circus&lt;/strong&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chacun des sketches donne l’occasion à Woody Allen d’endosser un rôle différent, dont il s’acquitte souvent avec brio (mention spéciale à l’italien aux grosses lunettes noires). Précédé de questionnements à haute teneur philosophique (&quot;&lt;i&gt;Qu’est-ce que la sodomie ?&lt;/i&gt;&quot;, &quot;&lt;i&gt;Que sont les pervers ?&lt;/i&gt;&quot;) les séquences détournent humoristiquement l’objectif ainsi posé. Gene Wilder est entre autres excellent dans le rôle du docteur, sensé venir en aide à un homme amoureux de sa brebis, qui devient à son tour énamouré de l’animal. Les sous-entendus extrêmes (zoophilie, pour le coup) transforment l’essai et illustrent l’adage : plus c’est gros, mieux ça passe. Le premier sketch, occasion pour Woody Allen de faire son &quot;film en costumes&quot;, n’est qu’une mise en bouche pas vraiment réussie car trop répétitive (on est bien d’accord, pourtant un des principes des film comiques) ; ce bouffon qui tente de séduire la reine en passant par la case obligatoire de la ceinture de chasteté, n’est pas du meilleur cru humoristique. La séquence permet pourtant à Allen, comme on l’a dit, de s’essayer au film d’époque, et à toute la reconstitution qui s’en suit. Le sketch &quot;&lt;i&gt;Que sont les pervers ?&lt;/i&gt;&quot; reproduit une atmosphère de reportage TV, alors que le dernier sketch (dont la citation en exergue est issue) lorgne vers la science-fiction, avec moult appareils incongrus. Est-ce que la série d’animation pour enfants &lt;strong&gt;Il était une fois... la vie&lt;/strong&gt; a pu s’inspirer de cette séquence mémorable, tant certains dispositifs (salle de contrôle = cerveau, hommes = cellules) sont semblables ? Quoi qu’il en soit, en un film, Allen réunit plusieurs essais, plusieurs ambiances -le Woody aux grosses lunettes noires est intégralement parlé en italien, et a une touche incontestablement intello-Arts et Essais- et, malgré l’handicapant zapping que la structure narrative occasionne, on en s’y ennuie jamais vraiment. Dans le même style, il reste plus réussi qu’un &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/03/23/hamburger-film-sandwich-1977.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Hamburger Film Sandwich&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (John Landis, 1977), dont la trop grande importance donnée à la parodie d’&lt;strong&gt;Opération Dragon&lt;/strong&gt; (Robert Clouse, 1973) annihilait l’impact pour beaucoup.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l’encontre de son titre ouvertement provocateur et plein de promesses (issu d’un livre éponyme), le film donne au final dans la boutade inégale, constamment sur le fil de l’ennui. L’exercice est de toute façon périlleux, le spectateur sachant d’une part que des séquences disparates vont s’enchaîner, conscient de la rapide efficacité dont doit faire preuve la narration. Défi doublé pour un film comique, qui doit en plus susciter tout aussi rapidement le rire : sans conteste, la chose la plus difficile à réaliser. Mais la faible durée des sketches et l’esprit nonsensique de l’ensemble emporte l’adhésion, seuls les meilleurs moments restant en mémoire après visionnage.&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/03/un-film-une-sequence-2-2-alien-le-8eme-passager-1979.html</guid>
<title>Un film, une séquence (2/2) : Alien - le 8ème passager (1979)</title>
<link>http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/03/un-film-une-sequence-2-2-alien-le-8eme-passager-1979.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Raphaël)</author>
<category>Un film, une séquence</category>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 19:30:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img width=&quot;465&quot; height=&quot;199&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; alt=&quot;4072094615_4329d4444b_o.jpg&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2788/4072094615_4329d4444b_o.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Suite et fin de l’analyse de séquence commencée &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/02/un-film-une-sequence-alien-le-8e-passager-1979.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, consacrée à l’ouverture du film &lt;strong&gt;Alien - le 8ème passager&lt;/strong&gt; en ce 3 novembre 2009, qui est aussi l’anniversaire des 1 an de ce blog cinéma -grâce auquel j’ai l’inestimable privilège de pouvoir défendre un avis, ainsi que discuter le bout de gras de temps à autres avec d’autres cinéphiles : tout ça me plaît beaucoup, j’espère rendre la pareille aux lecteurs fidèles ou occasionnels des articles publiés ici. Sur ce, retournons sur le Nostromo pour cette virée spatiale remarquable...&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Arrivée dans la salle de contrôle via un travelling tout en douceur, mais qui laisse entendre une tension palpable, la caméra stoppe sur des casques vides, posés sur une banque. De légers mouvements ont pu filtrer dans le cadre, comme on l’a vu auparavant. Par l’intermédiaire d’une coupe, la séquence bifurque d’une déambulation flottante à un champ / contrechamp en plan fixe, détaillant d’une part l’avant de l’un des casques et de l’autre un écran d’ordinateur, disposé en vis-à-vis. Invisible jusqu’alors, une inscription - &lt;i&gt;emergency helmet&lt;/i&gt;- précise le rôle du casque et donne corps à la tension qui n’avait pas d’objet jusque là : nous sommes dans un cas d’urgence. Ainsi, de concert, le son et l’image proposent un changement radical : de travelling à plan fixe, de silence à cacophonie. L’écran d’ordinateur d’allume dans un bruissement électronique, des données apparaissent, défilant à toute vitesse, incompréhensibles pour le spectateur qui y voit, ceci dit, la réalisation de la fameuse &lt;i&gt;emergency&lt;/i&gt;. Le contre-champ donne à voir le casque d’urgence, sur lequel se reflète le défilement azimuté des données de l’ordinateur. Par ce reflet, le casque devient un véritable œil, enregistrant et décryptant les informations transmises par l’écran. Il est impossible, à ce moment donné, de ne pas penser à HAL 9000, l’ordinateur trop humain de &lt;strong&gt;2001, l’odyssée de l’espace&lt;/strong&gt; (Stanley Kubrick, 1968). De plus, l’échange reste signifiant et intelligible même sans l’adjonction d’aucune parole ou inscription qui pourrait préciser le propos. C’est un véritable dialogue qui s’instaure entre les deux objets, l’écran détectant, le casque-œil décryptant.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rappelons que lors de cet échange en plans fixes (qui dure une poignée de secondes), un élément est toujours en mouvement dans le cadre, comme se balançant (dans l’avant-plan fou, ou en arrière-plan pour le contre-champ), donnant là encore une dynamique curieuse dans le cadre, illustrant l’état de veille permanente qui garantit au vaisseau d’arriver à bon port en prenant soin de la survie de ses occupants.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis, d’un coup d’un seul, tout s’arrête. Le dernier plan de la séquence, cadrant sur le casque-œil, est le premier du film à être entièrement fixe et montrant une immobilité totale au sein du cadre ; caméra et éléments du décor figés à l’unisson, montrant explicitement la fin de cette période de veille, ainsi que le début d’un tout autre mouvement.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img width=&quot;463&quot; height=&quot;207&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; alt=&quot;4072094831_68bbffe412_o.jpg&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2655/4072094831_68bbffe412_o.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A la suite de cette séquence magistrale, s’enchaîne un nouveau plan en travelling avant, qui dévoile un espace commençant à montrer des signes de ses occupants : les néons s’allument, des combinaisons sont pendues à la gauche d’un corridor, une porte s’ouvre automatiquement et on entre dans la salle de réveil. Nimbée de blanc, elle héberge les astronautes, ou plutôt nos routiers de l’espace (ils sont chargés d’acheminer un cargo de minerais vers la Terre), comme endormis dans des capsules individuelles ; ces dernières s’ouvrent dans le même élan harmonieux ; on assiste à une véritable (re)naissance, les occupants semblant se réveiller pour la première fois, comme enveloppés dans des couches. Ce n’est pas un hasard si le seul dont on suit le réveil est Kane (John Hurt), celui par qui tout arrive. L’enchaînement des plans de la séquence, tout en fondu enchaînés, est d’une douceur virginale étonnante, contrastant avec la noirceur des autres décors (et péripéties). Remarquons enfin, pour clore cette analyse, que le personnage de Ripley (Sigourney Weaver), leader de la franchise à venir, n’est présenté qu’ensuite, au milieu de tous les autres, sans égards particulier. Ce traitement intéressant n’est qu’un des atouts de ce film, qu’aujourd’hui, beaucoup considèrent comme &quot;&lt;a href=&quot;http://www.ecranlarge.com/article-details-13548.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;parfait&lt;/a&gt;&quot;. Le soin apporté à cette première séquence et la grâce (qu’on ne peut commander) qui en découle naturellement, était, quoi qu’il en soit, à approfondir.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img width=&quot;466&quot; height=&quot;197&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; alt=&quot;4072094701_ea8cd023d8_o.jpg&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2564/4072094701_ea8cd023d8_o.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Source image : captures DVD 20th Century Fox&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/02/un-film-une-sequence-alien-le-8e-passager-1979.html</guid>
<title>Un film, une séquence (1/2) : Alien - le 8ème passager (1979)</title>
<link>http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/11/02/un-film-une-sequence-alien-le-8e-passager-1979.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Raphaël)</author>
<category>Un film, une séquence</category>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 12:03:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ouverture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2646/4068212778_f22ec29ea1_m.jpg&quot; alt=&quot;4068212778_f22ec29ea1_m.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2511/4068212876_ce67626a1d_m.jpg&quot; alt=&quot;4068212876_ce67626a1d_m.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Juste après le logo de la Fox, un panoramique dans l’espace, puis une planète qui se dessine ; on entend un léger souffle, comme le bruit du vent. Les couleurs sont mordorées, émanant du reflet de la planète sus-citée, qui n’est pas identifiée ; sur ce premier plan du film &lt;strong&gt;Alien&lt;/strong&gt;, apparaissent progressivement des symboles, qui viennent compléter un assemblage tout en symétrie. Au dessous de ces symboles, d’abord mystérieux, apparaissent puis disparaissent en fondu traditionnel les nom des acteurs du film. A la première singularité dissymétrique des symboles (la deuxième barre oblique de ce qui deviendra le A du titre Alien, voir image 2 ci-dessus), surgit doucement la musique de Jerry Goldsmith ; 5 notes à la flûte, &amp;nbsp;comme une phrase - illustrant les 5 lettres du titre, et donc son objet -, permettant également de voir une possible parenté entre cette phrase musicale et les 5 célèbres notes de &lt;strong&gt;Rencontres du troisième type&lt;/strong&gt; (Steven Spielberg, 1977) composées par John Williams, ayant grand rapport avec un quelconque langage extra-terrestre. Dans cette poignée de secondes qui ouvre le film, on sent que l’on est en présence de quelque chose d’atypique : le travail sur la graphie du titre, la musique et les reflets dorés de la lumière n’y sont pas étrangers. De même, le jeu entre symétrie /&amp;nbsp;dissymétrie (perfection / anomalie, homme / alien ?) , se retrouvera dans les compositions des cadres à l'intérieur du vaisseau.&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3496/4068212934_5cd1a9e039_m.jpg&quot; alt=&quot;4068212934_5cd1a9e039_m.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans cette séquence-titre, se joue un des principes du passage que nous allons étudier : le mouvement et le rapport silence-bruit. Comme on va le voir, tous les plans de la séquence d’ouverture offre du mouvement, soit induit par la progression de la caméra -c’est alors les éléments du décor qui se déplacent dans le cadre- soit par le mouvement indépendant d’appareils au sein de l’image. Ensuite, comme pour illustrer le slogan &quot;Dans l’espace, personne ne vous entend crier&quot;, le design sonore de la séquence est très travaillé. Le léger bruissement, accompagné de sons métalliques et de percussions, se positionnent en contradiction de cette fameuse phrase, vérité scientifique, car alors que le cadre figure bien l’espace stellaire, on perçoit des bruitages et de la musique.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2548/4068212996_f1aae18267_m.jpg&quot; alt=&quot;4068212996_f1aae18267_m.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2432/4068213074_8bbe84b56c_m.jpg&quot; alt=&quot;4068213074_8bbe84b56c_m.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Apparaît alors le vaisseau Nostromo, se dirigeant doucement vers la caméra, évoluant dans l’espace en s’offrant au spectateur, dévoilant dans une grande échelle de détail sa coque extérieure. Par l’intermédiaire d’une coupe, on pénètre à l’intérieur du vaisseau, où cette douce danse semble continuer d’un même élan, de lents panoramiques balayant d’immenses couloirs bardés de tuyaux, de grilles et d’autres objets non-identifiés ; il s’agit d’un plan-séquence &amp;nbsp;qui dévoile les principales artères du vaisseau. Tout est désert, pas un bruit ne se fait entendre. Pourtant, il y a du mouvement : la caméra d’une part, dont on peut d’abord penser qu’elle épouse le point de vue de cet alien du titre, qui aurait déjà envahi le vaisseau ; dans la salle à manger, on découvre le premier objet qui bouge de lui-même, chose assez étrange : un balancier au mouvement perpétuel en forme d’oiseau. Si l’on pense que le temps s’est arrêté, ce n’est bien qu’une impression.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur un souffle toujours présent (le silence ne se fait jamais vraiment) et quelques notes égrenées &amp;nbsp;de ci de là, se dévoilent une multitude de boutons lumineux, de tableaux de commande, ainsi qu’un enchevêtrement de corridors sombres alternant avec des pièces centrales plus claires, dans le même rythme d’observation d’un pano-travelling survolant. Nous arrivons donc dans ce qui nous apparaît comme la salle de contrôle, alors que des mouvements impromptus viennent surprendre une immobilité de rigueur : tantôt un bloc d’appareillage bouge, tantôt c’est une feuille qui manque de s’envoler, comme sous le coup d’une étrange rafale de vent... A ce moment-là, l’angle en contre-plongée a un objectif clairement anxiogène, instaurant une tension, sans qu’un seul mot ni une seule présence vivante n’aient été montrée ; cependant, comme on le voit, elle est suggérée. Comme pour nous en donner une preuve, la caméra va s’arrêter sur des sortes de casques installés sur des banques de contrôle. A ce moment-là et pour la première fois, une immobilité complète aurait pu être observée, la caméra stoppant son mouvement et le décor sans vie. Mais Ridley Scott &amp;nbsp;veut imprimer un mouvement continu dans toute la séquence, alors on retrouve dans le champ une sorte de balancier qui sautille en un mouvement perpétuel. Malgré l’apparent &lt;i&gt;no man’s land&lt;/i&gt; (la mention &quot;équipage : 7 personnes&quot; avait pourtant posé sans équivoque l’occupation du vaisseau), une veille est conservée dans tous les compartiments du cargo, présente par les petites touches de vie (artificielle). Cette déambulation de 4 minutes va trouver une résolution dans un &quot;dialogue&quot; que nous verrons demain...&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Source images : captures DVD 20th Century Fox&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/10/30/la-famille-pierrafeu-1994.html</guid>
<title>La famille Pierrafeu (1994)</title>
<link>http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2009/10/30/la-famille-pierrafeu-1994.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Raphaël)</author>
<category>Critiques de films</category>
<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 08:41:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un film de Brian Levant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;4057912788_b68b7af7ca_m.jpg&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2625/4057912788_b68b7af7ca_m.jpg&quot; /&gt;Mais qu’est-ce qui pouvait passer par la tête d’un Spielberg pour produire l’adaptation en prises de vues réelles d’un dessin animé comme &lt;strong&gt;The Flintstones&lt;/strong&gt; (La famille Pierrafeu en France) ? Via Amblin, l’année suivante de la sortie de son &lt;strong&gt;Jurassic Park&lt;/strong&gt;, une famille aux similaires accents préhistoriques montrait ainsi le bout de son nez. Il faut croire que c’était l’époque des projets barges, là où à quelques jours d’intervalle, sortait un autre film ovni (elle était facile) : &lt;strong&gt;Conehead&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;s&lt;/strong&gt; de Steve Barron, avec Dan Aycroyd. Ah, cette fête du cinéma 1994...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Revenons aux Pierrafeu : cette famille de l’âge de pierre, Fred et Wilma (John Goodman, fidèle à lui-même) vit paisiblement à Caillouville, avec leurs meilleurs amis Betty et Barney Laroche (Rick Moranis, qui, après les &lt;strong&gt;SOS Fantômes&lt;/strong&gt;, avait cartonné avec &lt;strong&gt;Chéri, j’ai rétréci les gosses&lt;/strong&gt;). L’histoire n'a pas grand intérêt -pas plus que le film d’ailleurs-, et pense être une gentille critique des détournements de fonds et autres licenciements de masse ; la folie des grandeurs liée à la soudaine richesse est aussi platement amenée en passant par tous les lieux communs (étalage de luxe, amitié rompue, corruption, etc.). Non, le centre du film n’est pas à trouver ici, mais plutôt dans la description loufoque du mode de vie de tout ce petit monde : à la manière d’un Astérix du temps de l’écriture malicieuse d’un Goscinny, tous les usages et objets modernes trouvent un équivalent amusant dans ce temps reculé qui est dépeint dans le film (et dont on voit clairement l’esprit 80’s-90’s, plein d’un consumérisme assumé) : le vide-ordure est une sorte de dino-porc bouffe-tout, la voiture est un véhicule pédestre, le rasoir est une bébête qui arrache vos poils drus un a un, le décapsuleur est également vivant, que sais-je encore. Et puis, comme l’on est dans une production Spieberg 90’s, il y a les inévitables auto-références à son univers : les enfants jouent dans un Jurassic Park, on va voir Tar Wars (la guerre du goudron) de Gorge Lucas au drive-in vintage du coin, enfin, la routine, quoi.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Filmé on ne peut plus platement, l’univers est intéressant mais ressemble plus à un gigantesque parc d’attraction qu’à un monde palpable. C’était d’ailleurs peut-être la motivation d’un Spielberg qui aurait voulu faire de ce film une franchise, ou en tous les cas pour recycler les décors si succès il y a avait eu. Une suite verra toutefois le jour en 2000, mais le casting n’est pas repris. On restera dans une posture à peine amusée durant le temps de la diffusion. Tout cela est en effet bien vain, et les décalages mis en valeur par rapport à notre environnement contemporain sont superficiels. Le réalisateur, issu de la télé (et du pourtant grinçant Mariés deux enfants) saura gratifier les familles américaines des mielleux Beethoven (il y en a eu six !), et d’un Scooby-doo : on ne peut nier sa continuité dans le cinéma de divertissement pour enfants -et ce, même s’il n’atteint pas son but et vieillit terriblement mal.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le film étale tout de même un casting carrément improbable, d’un Kyle MacLachlan tout en cheveux bien loin des délires psychotiques de David Lynch, à une Halle Berry Miss Monde qui joue de ses indéniables charmes, en passant par Elizabeth Taylor en belle-mère caricaturale qui juge son entourage à l’aune de leur porte-monnaie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce carrefour de stars n’est pas au rendez-vous de la réussite, et le film n’en est presque pas un : absence totale de surprises, point de vue inexistant, bref une comédie bien inutile, mais qui montre l’intérêt déjà palpable de Spielberg pour l’adaptation d’un matériel populaire chez le jeune public (comme il le fait actuellement avec ses Tintin en 3D).&lt;/p&gt;
</description>
</item>
</channel>
</rss>