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Le film était presque parfait - Page 5

  • She-Wolf of London (1946)

    Un film de Jean Yarbrough

    Le loup-garou a connu quelques suites, occasionnant des rencontres avec les autres Universal Monsters : La maison de Frankenstein, La maison de Dracula, Deux nigauds contre Frankenstein. Après cette série de films survient ce drôle de She-Wolf of London. Universal n'hésite pas, en effet, à l'inclure dans le cycle (voir les coffret Wof Man Legacy, repris par Elephant Films sur notre territoire). Pourtant, il n'est pas permis d'en douter : nous n'avons pas à faire à un film de monstres Universal, malgré la présence du maquilleur Jack Pierce au générique. Mais qu'est-ce c'est que cette histoire ?

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  • Le loup-garou (1941)

    Un film de George Waggner

    La Universal a construit en quelques années son image de pourvoyeur en films d'épouvante fantastique et gothique, sous la houlette du jeune Carl Laemmle Jr. S'enchaînent alors à une allure de croisière les classiques du genre "films de monstres" : DraculaFrankenstein, La Momie, L'homme invisible, ... puis ce Loup-garou qui, s'il n'est pas ni le plus célèbre ni le plus réussi du lot, est tout de même franchement fascinant.

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  • Festival Lumière 2016 : ma programmation idéale

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    Cette année encore, le Festival Lumière nous régale d'une semaine de projections, de rencontres, célébrant les plus belles heures du cinéma. Cette année encore, j'aurais bien pris quelques jours de congés pour me rendre à certaines séances, pour voir des films en version restaurée, dans les conditions que peuvent offrir les belles salles de cinéma. 

    Voici ce que j'adorerai voir dans l'édition 2016 qui se déroule du samedi 8 au dimanche 16 octobre

    Les prédateurs (Tony Scott, 1983)

    Tristana (Luis Buñuel, 1970)

    Les contes d'Hoffman (Michael Powell & Emeric Pressburger, 1951)

    L'introuvable (W.S. Van Dyke, 1934)

    Jeux de mains (Mitchell Leisen, 1935)

    Chaînes conjugales (Joseph L. Mankiewicz, 1949)

    L'oiseau au plumage de cristal (Dario Argento, 1970)

    L'homme invisible (James Whale, 1933)

    Voyage à travers le cinéma français (Bertrand Tavernier, 2016)

    La vengeance aux deux visages (Marlon Brando, 1961)

    Plus féroces que les mâles (Ralph Thomas, 1967)

    Où l'on voit bien, même par cette sélection minime, le large éventail de choix qui s'offre aux cinéphiles (accessoirement lyonnais) : vive le cinéma, et merci les Lumière !

    Infos, programme et plus encore : Festival Lumière 2016

  • Night Gallery saison 1 (1969-1971)

    Une série télévisée de Rod Serling

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    Le tableau inaugural de l'épisode The Cemetery, issu du pilote de la série

    S'il y a bien un éditeur vidéo à suivre en ce moment, c'est bien Elephant Films et ses sorties de patrimoine que personne d'autre n'ose faire paraître : au mileu des Alfred Hitchcock Hour et de leurs éditions des films de monstres de la Universal, il y a cet objet inclassable qu'est Rod Serling's Night Gallery. Rod Serling n'est pas seulement l'homme derrière La quatrième dimension ou le scénario de La planète des singes. Après l'arrêt de de sa série phare en 1964, il réfléchit à une autre anthologie télévisuelle, davantage tournée vers le genre épouvante ou fantastique. Le résultat ne sera visible que des années plus tard, lorsque trois nouvelles de Serling sont présentées, en d'omnibus, au cinéma. Le film ainsi constitué sortira en France sous le titre L'envers du tableau, alors que la série qui suivit ne fut, à notre connaissance, jamais diffusée dans l'hexagone. 

    On remarque dès les premiers segments la patte du créateur de La quatrième dimension, avec des thèmes récurrents similaires : la solitude, la peur de la mort et de la maladie, une charge contre l'égoïsme, l'avarice ou le racisme, ou encore la nostalgie d'un temps révolu où la vie était plus simple. Rod Serling est le principal pourvoyeur de scénarios de cette première saison, comme un rappel de l'immense somme de travail que l'homme livra sur La quatrième dimension

    Chaque épisode de 50 minutes comporte deux ou trois segments de durée inégale ; on passe de mini-histoires de 9 minutes à des segments de 20, 30 ou 40 minutes. L'ampleur et la qualité de ceux-ci est, à l'évidence, comparable à leur durée, même si certains de ces courts récits s'avèrent efficaces (Room with a view, inspiré du film d'Hitchcock, et avec la charmante Diane Keaton). Cette première petite saison -six épisodes, plus le pilote, soit dix-sept histoires-, est placée sous le signe de la citation. Les épisodes citent en effet allègrement les travaux passés de Rod Serling : Lone Survivor, où un naufragé du Titanic est sauvé des eaux trois ans après le naufrage du fameux paquebot, est une réécriture de l'épisode La nuit du jugement (La quatrième dimension, saison 1 épisode 10) ; le nostalgique They’re Tearing Down Tim Riley’s Bar est quelque part entre les fabuleux Souvenir d'enfance (La quatrième dimension, saison 1 épisode 5) et Arrêt à Willoughby (saison 1 épisode 30). Make Me Laught (deuxième effort du jeune Steven Spielberg dans cette première saison) est quant à lui un réinterprétation de l'épisode Je sais ce qu'il vous faut (saison 1 épisode 12) ; quant à The Nature of the Enemy, il rappelle Les envahisseurs (La quatrième dimension, saison 2, épisode 15).

     Si certains réalisateurs ne sont pas inconnus (Boris Sagal ou Jeannot Swarc qui réalisera de nombreux épisodes de la série), c'est bien le nom de Spielberg qui marque sur cette première saison. Son épisode Eyes, présenté dans l'épisode pilote, est son tout premier emploi de réalisateur. En face de lui, rien moins que Joan Crawford, sur sa toute fin de carrière. L'épisode tient toujours bien la route et comprend certains plans étonnants, notamment des trucages optiques pour figurer la désorientation du personnage principal, une femme aveugle qui souhaite recouvrer la vue via un ignoble stratagème. Les retournements de situations sont typiques du travail de Rod Serling ; l'histoire a d'ailleurs été publiée dans un recueil comprenant également The Escape Route, troisième segment du pilote.

    La tenue globale de la saison est très bonne. Si l'on devait en faire ressortir un du lot, The House est particulièrement marquant. Il explore le monde du rêve de façon étrangement logique et cyclique. L'épisode lui-même commence comme un rêve, sans explication logique concernant l'arrivée du personnage à cet endroit. Le personnage d'Elaine Latimer (Joanna Pettet) semble vivre la plupart du temps dans un rêve, ce que confirment les autres pensionnaires de l'hôpital psychiatrique dans lequel elle séjourne. La persistance du rêve ("Je fais le même rêve depuis mes neuf ans", décrit-elle à son analyste) confère au récit d'une mystique particulière, comme si la partie rêvée de sa vie en constituait la plus grande part... Un épisode marquant. Marquant tout autant, dans sa dimension horrifique, est l'épisode The Doll : une poupée maléfique est envoyée au domicile du colonel Masters, à l'attention de sa nièce. La poupée en question fait vraiment peur, et son emprise démoniaque sur la réalité est montrée de façon aussi subtile que terrifiante.

    Dans différents genres, la première saison de Night Gallery tient aujourd'hui encore bien la route, malgré sa facilité à reprendre des trames déjà vues. C'est d'ailleurs un des objectifs de cette anthologie : proposer une compilation aussi variée que possible des différents clichés fantastique, d'épouvante ou de science-fiction. Mission accomplie, Mister Serling !

    Disponibilité vidéo : DVD zone 2 - éditeur : Elephant Films

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  • Batman : The Killing Joke (2016)

    Un film d'animation de Sam Liu

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    DC continue sur sa lancée d'adaptations de ses grands classiques. Après Batman : The Dark Knight Returns ou All-Star Superman, Batman : The Killing Joke se pose un peu là. L'album, récompensé par le Eisner Award 1989, scénarisé par Alan Moore et dessiné par Brian Bolland, a redéfini le personnage du Joker jusqu'à aujourd'hui et marque un tournant pour celui de Barbara Gordon / Batgirl / Oracle.

    L'annonce du projet enchante les aficionados, Mark Hamill et Kevin Conroy reprenant respectivement le doublage du Joker et de Batman, comme au bon vieux temps de Batman, la série animée des années 90. La fortune des animés DC étant, pour dire cela poliment, fluctuante, qu'en est-il ici ?

    Disons d'abord l'erreur manifeste du projet : celle de greffer sur l'intrigue un prologue (rien moins que les 30 premières minutes sur 1h17 de film !) montrant l'association Batman/Batgirl empreint d'une connivence hors-sujet, menant même jusqu'à une scène d'amour assez franc du collier ; Killing Joke est par ailleurs, sauf erreur, le premier film d'animation DC a être classé R (Restricted)... Pas courant dans l'évocation des personnages, on relève cependant cette même histoire dans le comic book Batman Beyond 2.0. Mais qu'est-ce que ça fout dans Killing Joke ? Et l'on ne mentionne même pas les diverses allusions pas vraiment discrètes ("non, c'est pas mon copain", lance Batgirl à des truands taquins), ou les plans de Barbara Gordon qui jogge façon fan service. Non, décidément, tout cela n'a rien à voir avec la bande dessinée de Moore et Bolland (Batgirl l'admet bien volontiers avec la phrase qui ouvre le film : "Tout d'abord, je sais que vous vous attendiez à un début différent"). 

    L'élément remarquable dans tout cela reste l'actualisation du récit. The Killing Joke est paru aux États-Unis en mars 1988, à la préhistoire des ordinateurs et des technologies de l'information. Le film d'animation en fait un récit d'aujourd'hui : Babs communique son père via une oreillette bluetooth, Bruce Wayne / Batman a sa forteresse d'écrans dans la batcave... qui montrent des images du Joker issues d'histoires récentes ! On y reconnaît la version dessinée de Heath Ledger dans The Dark Knight, celle de Jack Nicholson, les poissons au "sourire Joker"issus de l'épisode Heureux comme un poisson dans l'eau, un visuel de couverture de Mike Mignola pour le récit Un deuil dans la famille... Des easter eggs pour fans, certes, mais qui montrent aussi la façon qu'à DC d'actualiser, de déconstruire la continuité des comics.

    Passé la première demi-heure, nous avons effectivement ce que "nous attendions". Une adaptation littérale, glauque et flippante du Joker de Killing Joke. A ses trousses, un détective infatigable, presque aussi fou que lui. Tout y est : la fête foraine en ruine, le passé du Joker, aux prises avec des mafieux (évidemment) sans scrupules. La blessure fondatrice de Barbara Gordon, le character design de la série animée des années 90... Disons que les trois derniers quart d'heure valent vraiment le coup. Vous pouvez d'ailleurs commencer le film à la trentième minute (chapitre 4 du DVD/Blu-ray), sans même rater le générique de début, car il n'y en a pas ! Il faut croire que commercialiser un film d'animation inédit en DVD de moins d'une heure n'était pas une option (en même temps, The Killing Joke fait 48 pages)... C'eût été pourtant la chose à faire.

    Disponibilité vidéo : DVD/Blu-ray - éditeur : Warner Home Video

    D'autres avis : 

    DCPlanet
    KissMyGeek
    EcranLarge