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  • Classics Confidential : The Outfit - échec à l'organisation (1973)

    Un film de John Flynn

    12168092624_29d9756177_m.jpgWild Side continue sur sa lancée des Classics Confidential, en sortant de l'ombre un film méconnu de John Flynn, réalisateur à la carrière atypique (ancien assistant de Robert Wise, ayant travaillé sur West Side Story, il réalise notamment Le sergent, 1968, avec Rod Steiger et John Philip Law, et Haute sécurité, le film d'action avec Stallone en 1989).

    Echec à l'organisation est un film typique des années 70, avec son personnage principal (Earl Macklin, joué par Robert Duvall), qui, après sa sortie de prison, se lance dans une vendetta contre ka mafia de Chicago (l'Outfit du titre) qui a tué son frère ; dans son épopée, il est accompagné de sa girlfriend (Karen Black, en mode Bonnie Parker, incarne Bett Arrow) et d'un de ses amis (Cody, interprété par Joe Don Baker). Typique des années 70, car une des caractéristiques de ce cinéma est le mouvement permanent. La fine équipe, menée par Macklin, ne peut pas rester en place, toujours tendue par cette organisation qui est à leur trousses, maintenue par la main de fer de Mailer (Robert Ryan vieillissant).

    Macklin, sortant tout juste de prison, ne peut que continuer ce qu'il a toujours fait : les combines, dont on imagine à chaque fois qu'elles vont avoir une issue fatale, alors que le film déjoue cette attente de façon quasi-permanente. La narration est une suite d'épisodes qui pourraient être indépendants, ou constituer chacun un petit film : la descente de Macklin dans un hôtel où une bande joue au poker depuis une semaine ; l'arrêt forcé chez une connaissance pour récupérer une voiture ; le braquage tout en douceur d'une salle de jeux clandestin appartenant à Mailer. Macklin arrive toujours à passer entre les gouttes. La musique funky de Jerry Fielding sait parfois se faire plus douce, pour accompagner cette folle odyssée au ton plus léger qu'on pourrait l'imaginer.

    Le film est adapté d'un livre de Richard Stark, alias Donald Westlake ; le personnage principal n'y vit qu'une aventure parmi d'autre, y étant nommé la plupart du temps Parker (le film de Taylor Hackford, Parker, avec Jason Statham, en est une autre incarnation). Philippe Garnier, dans le livre qui accompagne l'édition DVD, décrit les circonvolutions d'un personnage moult fois adapté au cinéma (Point Blank avec Lee Marvin, Payback avec Mel Gibson sont les plus connus), à chaque fois dans des versions fort divergentes. Encore une fois, le choix de ce titre, ainsi que l'ajout du livre, est une belle réussite de Wild Side. Le film est, qui plus est, présenté dans une superbe copie. Grâce aux Classics Confidential, The Outfit peut désormais reprendre ses droits : ceux d'un film marquant des années 70, habité par un casting hautement référentiel et de qualité.

    Disponibilité vidéo : DVD zone 2 - éditeur : Wild Side Video.

  • Riddick (2013)

    Un film de David Twohy

    12046225794_7cdafaf1e2_m.jpgPitch Black, le premier film de ce qui allait devenir une trilogie, était un survival à petit budget que se sortait bien des limites imposées par son budget. En 2004, Les chroniques de Riddick, grâce à une enveloppe autrement plus conséquente, s'enfonçait dans une fantasy à grand spectacle qui ne lui a pas vraiment réussi. De plus, le film est un four : 120 million de budget, 58 millions de recettes au États-Unis (115 millions monde). Cela en aurait refroidi plus d'un, mais c'est sans compter Twohy et la star du film, Vin Diesel, très attachés au personnage. Diesel s'investit financièrement dans l'affaire, et, au bout de quelques années, le projet est sur pied.

    Alors qu'on avait laissé Riddick seul sur son trône du monde des Necromanger. le troisième film nous montre le personnage principal seul sur une planète désolée, infestée de créatures assoiffées de sang. En cela, Riddick troisième du nom renoue avec le l’économie du premier film, et revient aux bases du personnage. La première demi-heure du film est en effet un véritable survival dans lequel Riddick est aux prises avec cet environnement hostile, mais dont on se doute bien que cela ne lui posera pas le moindre souci. Si cette partie est regardable, on ressent quand même un malaise sur le manque d'enjeux, en même temps que la désagréable impression de revenir en arrière ; et ce ne sont pas les bestioles extra-terrestres qui vont nous faire rêver : elles ne sont finalement que des gros chiens que Riddick saura dompter.

    La deuxième partie, voyant deux troupes de chasseurs de primes débarquer pour prendre Riddick vivant, fait du film un Alien du pauvre... avec Riddick dans le rôle de l'alien. Tapi dans l'ombre, il surgit pour surprendre un à un les membre de cette escouade décidément pas très douée. Ah, mais pardon, on me dit dans l'oreillette que Riddick est vraiment trop fort, ceci expliquant cela. Au temps pour moi.

    Le film ne brille pas, ni pas son visuel, ni par son scénario, et encore moins par sa galerie de personnages, tous plus bêtes les uns que les autres. Tout au plus, sera-t-on intéressé par Katee Sackhoff, transfuge de Battlestar Galactica (le budget étant ce qu'il est, elle a du même conservé ses vêtements de BSG !). Non, franchement, Riddick et de sa voix de basse aurait du s'arrêter au premier film, qui avait le mérite de son originalité. Le film étant tout juste remboursé par les recettes US, on espère que la sagesse guidera les pas des personnes responsables afin de s'investir dans un autre projet.

    Disponibilité vidéo : DVD / Blu-ray chez l'éditeur Metropolitan Filmexport.

  • Bonne année 2014 (rétro-news) et tops/flops 2013

    10590136436_5e85dfd133_m.jpgBonjour à tous, que 2014 vous soit bonne et profitable ! Pour ce qu'elle a été, 2013 ne fut pas un très bon millésime... cinématographique, tout du moins : la SF s'est plantée dans les grandes largeurs, les films attendus ont tous déçus (sauf Gravity), et personnellement les visionnages (et les contributions au Film était presque parfait, du même coup) ne furent pas aussi foisonnantes qu'espérées. Tout cela n'empêche pas de vous livrer un petit Top / Flop assez réduit, que voici :

    TOP 2013

    Django Unchained (Quentin Tarantino), décidément un bon cru
    The Place beyond the Pines (Derek Cianfrance), belle histoire, un brin téléphonée, et surtout casting impeccable, un peu long malheureusement.
    Gravity (Alfonso Cuaron), une date dans l'histoire du cinémùa, à voir ce que ça donne chez soi
    Les Croods (Chris Sanders, Kirk De Micco), un très bon film d'animation, enlevé, super drôle et inattendu.
    Conjuring : les dossiers Warren (James Wan) Un bon vieux coup de flippe old school qui marque (Ah, James Wan et les poupées...)

    FLOP 2013

    Man of Steel (Zack Snyder) (mais je crois que Superman, je peux vraiment pas)
    Lost Destination (Eduardo Chapero-Jackson), un trip mal foutu entre fantastique et slam, je cherche encore le rapport...
    Only God Forgives (Nicolas Winding Refn) Faire un film avec du vide et un symbolisme tout pourri, c'est possible !
    Jack le tueur de géants (Bryan Singer) Pas très inspié, le Bryan...
    Pacific Rim (Guillermo Del Toro) J'en ai encore mon coeur qui saigne : je l’attendais, je l'ai vu... et c'était mauvais à pleurer !
    Le monde fantastique d'Oz (Sam Raimi) Même si Raimi s'en sort mieux que Singer côté conte, c'est tout de même pas bien folichon...

    A bientôt sur Le film était presque parfait pour suivre la grande aventure du cinéma !