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roger corman

  • La chambre des tortures (1961)

    Un film de Roger Corman

    Le succès couronna La chute de la maison Usher (Corman, 1960) ; les producteurs d'American International Pictures ne traînèrent pas pour demander à Corman un autre film inspiré d'Edgar Allan Poe, sans pour l'instant conceptualiser une véritable série. C'est The Pit and the Pendulum qui fut choisi : le film constitue une des plus belles pages du cycle en formation.

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  • Un baquet de sang (1959)

    Un film de Roger Corman

    Walter Paisley (Dick Miller, vu plus tard dans L'enterré vivant, puis Gremlins), serveur dans un café, aimerait être un artiste : enivré par les discours fougueux d'un poète lors d'une soirée bien arrosée, entouré des beatniks, il décide de se mettre à la sculpture et achète de la glaise. Le problème ? Il n'a aucun talent. Obsédé par la reconnaissance que lui vaudrait le statut d'artiste, il va, à la faveur d'un accident relativement anodin (il tue accidentellement le chat de sa propriétaire), faire le premier pas dans un art... plutôt sordide. L'argent, bien sûr, rentre également en considération dans les bénéfices à retirer de cette entreprise sanglante.

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  • L'Halluciné (1963)

    Un film de Roger Corman

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    Alors qu'il vient de terminer Le corbeau (The Raven, 1963), avec Vincent Price et Boris Karloff, Roger Corman dispose du décor du film (un château gothique), pour deux jours supplémentaires. Dans l'idée de maximiser son avance, il décide de faire un nouveau film dans le reste du temps imparti. De là sort cet étrange Halluciné, dont le tournage durera finalement plusieurs mois, et qui semble s'insérer dans le cycle Edgar Poe du réalisateur / producteur. The Terror (son titre original), ressemble par certains aspects à La chambre des tortures (The Pit and the Pendulum, 1961), où un jeune homme homme vient aux nouvelles de sa sœur dans un château en bordure de mer, contrôlé d'une main de fer par Don Medina (Vincent Price).

    Ici, c'est André Duvalier (Jack Nicholson), un lieutenant français, qui est retrouvé inconscient sur le rivage de la mer Baltique, épuisé par un trop long voyage. Il rencontre Hélène, une jeune femme dont il tombe instantanément amoureux. mais cette dernière s'évapore dans la nature : il va essayer de la retrouver en demandant asile au Baron Von Leppe (Boris Karloff), un vieil homme reclus dans un immense château.

    Nicholson, dont c'est un de ses premiers rôles, est assez bon dans ce rôle entre deux eaux, parfois dans les nuages, mais tout en détermination pour retrouver cette apparition qui l'a fait chavirer. Le film, fauché, bénéficie de cet onirisme comme d'une temps qui se délite et ralentit. Une ambiance délétère, vaporeuse et volatile, fait du film un objet presque intangible, comme un fantôme de film, à tous les points de vues. La mise en scène est quasiment inexistante, ne s'arrangeant pas des multiples personnes ayant occupé ce poste (on parle de Monte Hellman, Francis Ford Coppola, Jack Hill et même Nicholson). Combien de fois voit-on un personnage ouvrir et fermer la grande porte du chateau, rare pièce de décor ? Le (trop) grand hall d'entrée rend les acteurs petits, perdus dans cet espace nu et désolé. Malgré une narration ramassée, concluant son intrigue en 80 minutes, l'ennui peut poindre assez rapidement ; cependant, l'affrontement Nicholson / Karloff est tout de même un bon point pour l'ensemble ; de même, la situation géographique du film, à la frontière terre-mer (en fait tourné à Big Sur, sur la côte californienne), aide à une perception floutée, énigmatique, de cette histoire d'amour atypique. Comme dans certains films du cycle Poe, on retrouve une opposition niveau supérieur (le visible et la couverture, la vitrine) / niveau inférieur (l'horrible réalité invisible), réinvestissant un ressort typiquement horrifique comme dans La chambre des tortures.

    Malgré ces défauts, contraintes, L'Halluciné reste un moment assez agréable et mystérieux, qui bénéficie de belles prestations d'acteurs.

    Source image : affiche du film, © 1963 American International Pictures

    Disponibilité vidéo : en DVD zone 2 - éditeur : Wild Side Video.

  • L'Enterré vivant (1962)

    Un film de Roger Corman

    Guy Carrell a une peur phobique, obsessionnelle : celle d’être enterré vivant. Et, même si une jeune fille lui témoigne son envie de se marier et de vivre avec lui, il repousse cette idée comme il pressent sa fin proche, et peut-être afin de ne pas perpétrer une sorte de malédiction familiale diffuse.

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  • La chute de la maison Usher (1960)

    Un film de Roger Corman

    Premier film de ce qui deviendra un cycle consacré à Edgar Poe, La chute de la maison Usher semble profiter du succès anglo-saxon de la firme Hammer ; à la fin des années 50, Terence Fisher réalise coup sur coup deux cartons au box-office, Frankenstein s’est échappé ! (1957), puis Le cauchemar de Dracula (1958), ressuscitant par là deux figures fantastiques majeures immortalisées auparavant par James Whale et Tod Browning pour la Universal. Opérant sur les mêmes bases (budget serré, effets sanglants, costumes tirés à quatre épingles, époque victorienne), l’ambiance made in Corman est souvent plus morbide, comme ici.

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